Ils ont œuvré pour Chevigny-St-Sauveur…
Le sujet à déjà été traité, mais aujourd’hui découvrons le différemment.
Le cimetière de Chevigny-St-Sauveur
Un cimetière est un lieu où l’on enterre les morts où l’on dépose leurs cendres. C’est à la fois un espace de mémoire, de recueillement et de transmission historique.
Le mot vient du grec koimêtêrion, qui signifie « dortoir », car dans la tradition chrétienne, les morts étaient considérés comme endormis dans l’attente de la résurrection.
Les cimetières existent depuis la préhistoire. Les premières civilisations enterraient déjà leurs morts avec des objets symboliques ou précieux. Dans l’Antiquité romaine, les tombes étaient placées hors des villes pour des raisons religieuses et sanitaires.
Aujourd’hui, un cimetière peut avoir plusieurs dimensions :
- religieuse : lieu sacré pour certaines croyances ;
- historique : certaines tombes racontent l’histoire d’une ville ou d’une époque ;
- artistique : statues, mausolées et épitaphes sont parfois de véritables œuvres d’art ;
- symbolique : il représente la mémoire des disparus et le lien entre les générations.
Parmi les cimetières célèbres, on trouve le Cimetière du Père-Lachaise à Paris, connu pour ses tombes de personnalités comme Jim Morrison, Oscar Wilde ou Édith Piaf. Ce lieu est aussi considéré comme un parc historique et culturel.
Dans la littérature et les expressions françaises, le mot « cimetière » est aussi utilisé de manière figurée pour désigner un lieu de choses oubliées ou abandonnées, comme un « cimetière de voitures ».
Mais aujourd’hui, découvrons un peu plus le cimetière de Chevigny-St-Sauveur localisé au sud de la commune au lieu dit Corcelles en Mont Vaux, avant la zone industrielle Comme dans de nombreuses communes initialement le cimetière entourait l’église. La décision de création d’un nouveau cimetière communal est prise en 1956, et c’est en 1971 que le transfert a été réalisé à l’initiative des Services municipaux.
Bien sûr quelques 750 concessions (en pleine terre, cinéraires au sol et columbariums). sont implantées aujourd’hui, il n’est pas utile de les recenser ici, mais en voici quelques photos de monuments permettant de revivre l’histoire de cette très ancienne commune.
Le BARON de MONTILLET.
/image%2F0730705%2F20260525%2Fob_292ed9_1a-tombe-montillet.jpg)
Ancien tombeau au cimetière entourant l'église
Tombe du Baron de Montillet en 2026
Au cimetière de Chevigny il existe toujours la sépulture du Baron Théodore de Montillet, l’avant dernier châtelain. Les anciens registres paroissiaux le mentionne très souvent, il fut Maire de Chevigny, dota et participa à de nombreux aménagements à l’église de la Ste Trinité et fit construire l’école des filles dont on parle dans ce blog.
On pouvait aussi découvrir son tombeau dans l’ancien cimetière entourant l’église (voir photo ci-dessus)
Le Baron avait fait édifier ce tombeau pour sa première épouse La Baronne Marie-Joséphine Pelletier de Cléry décédée en 1832.
En 1881, le baron décède et voici l’extrait du registre indiquant son décès.
« Ce jourd’hui dix neuf février mil huit cent quatre vingt un, Monsieur Anthelme, Lazare, Théodore Baron de Montillet, époux de Dame Antoinette-Charlotte-Euphémie de Montillet de Grenaud, âgé de quatre vingt trois ans, décédé hier en son hôtel à Dijon et transféré à Chevigny, a été inhumé avec les prières et cérémonies de l’église, en présence d’une foule considérable de fidèles de la paroisse et des environs.
Signé PETIT curé »
Puis 10 ans après c’est le décès de son épouse :
« Sépulture Madame la Baronne Antoinette-Charlotte-de Montillet âgée de 81 ans.
L’an de Notre Seigneur 1891 mil huit cent quatre vingt onze, le 3 Avril, Madame Antoinette Charlotte Euphémie de Montillet de Grenaud, veuve de Monsieur Anthelme, Lazare, Théodore, Baron de Montillet, née à Lyon le 30 7bre 1810 est pieusement décédée, munie du Sacrement de Notre Sainte Mère l’Eglise, le 31 mars 1871 dans son hôtel sis rue Buffon N°3, paroisse de St Michel de Dijon à été inhumée ce même jour 3 avril, dans le caveau de la famille où repose les restes de Mr. Le Baron de Montillet ainsi que ceux de ses ancêtres. La cérémonie a eu lieue en présence des membres de sa famille : MM. Le Comte Raymond de Montillet et ses enfants, M. le Marquis Anthelme de Montillet, Madame la comtesse ?... de Montillet…
Signé H. Voiret curé de Quetigny. Janinet, curé de Chevigny-St-Sauveur »
Pour conclure, la commune de Chevigny faisant obligation de réduire la hauteur des monuments, seul le dessus de cette sépulture, aujourd’hui décapé, fut transféré au nouveau cimetière de Chevigny.
Famille MALETESTE.
Tombe de la famille Maleteste au cimetière de Chevigny
Dans Blog aussi on traite de cette famille et on dit principalement ceci : « Victor Malteste, juge au tribunal de Dijon entretien une relation étroite avec le Baron Théodore de Montillet, qui possède le château de Chevigny-St-Sauveur. Les enfants de ce couple : Alix et Victor seront généreux avec la paroisse. Ainsi sont ils remerciés pour les objets donnés à la paroisse : Ornement, tapis d’autel, statuettes, chandeliers, candélabres et réalisation de dorure…En 1861, Victor est encore remercié pour avoir offert le vitrail de la Ste Trinité posé à une croisée nord de l’église, vitrail que l’on peut voir encore. »
Toutefois là aussi les archives paroissiales évoquent la démission de la fabrique de ce Victor suite à des différents avec le Maire de l’époque qui s’est plaint par écrit à l’évêque.
Pour le plaisir en voici le texte :
« Monsieur le curé,
En acceptant il y a quelques mois l’offre que vous me fîtes d’être du nombre de ceux qui composent le Conseil de fabrique, j’ignorais toutes les discussions qui existaient dans ce Conseil et j’avoue que je fus fort contrarié quand je m’aperçu de ce désaccord. Aussi, en réfléchissant aux difficultés auxquelles je ne me sens pas à même de répondre, à l’accueil bienveillant auquel notre nomination (de MM. Louis Magnien, Louis Thomas et Victor Malteste) à donné lieu, j’ai pris la résolution de renoncer à l’honneur que vous m’avez fait de m’y voir appelé. Je regrette, Monsieur le Curé, pour vous qui m’avez toujours témoigné beaucoup de bonté et pour moi qui en tout autre temps serait très heureux d’être fabriciens. Mais à mon âge, dans un pays où j’ai été dès mon enfance et que je me proposais de ne jamais abandonner, il me serait extrêmement désagréable de me mettre en opposition avec l’un ou l’autre. Je n’habite presque pas Chevigny, je suis très jeune et je crois qu’il est plus sage pour moi de rester étranger aux affaires de quelque nature qu’elles soient.
Je saurai toujours apprécier les améliorations que votre zèle a pu faire à l’église et qu’une main ennemie s’y vint mettre opposition ; mais je regrette encore que les circonstances m’empêchent de prendre une part active dans l’administration. Recevez, Monsieur le Curé, l’expression de mes regrets et de mes affectueux respects.
Signé : Victor Malteste »
Encore en 2026, au cimetière de Chevigny on peut voir cette pierre tombale relative à la famille Malteste. Abandonnée, demain elle disparaîtra sans doute…
Louis RAVIOT
Tombe de Louis Raviot et son épouse
Dans l’article – « hommage de la ville » – ce blog parle largement de lui, si besoin on peut s’y reporter…
Tombe délaissée de Paulus Payen et les siens
Dans la rubrique des anciens maires de 1935 à 1950 on parle de lui.
Il était cultivateur à Corcelles, hameau de Chevigny-St-Sauveur, une ferme avec d’importantes surfaces de terres.
« Les anciens de la commune ont raconté que durant la guerre celui-ci a beaucoup aidé la population de Chevigny, notamment en fournissant du blé au boulanger desservant la commune ».
Il fut élu Maire de Chevigny en 1935, son adjoint étant Louis Raviot
Le 20 septembre 1940, un décret du maréchal Pétain suspend «jusqu’à la fin des hostilités» la municipalité et la remplace par une « délégation spéciale » de sept personnes,
Il exerça son rôle de Maire normalement, mais pour diverses raisons dues aux vicissitudes de l’époque il ne sera pas désigné parmi les conseillers dans la délégation spéciale fixée par les autorités de l’époque, aussi dans sa séance du 22 novembre 1943, le conseil municipal prend la délibération suivante : (voir article des Maires)
Quelques années plus tard, dans une délibération du 15 janvier 1945, à Chevigny on met en place le comité de la Semaine de l’absent.
Durant cette période, le Maire aurait fait l’objet d’arrestation…
Il fut réélu Maire le 19 mai 1945 puis le 30 Octobre 1947
En 1950, il démissionne à la suite du décès de son fils âgé de 18 ans… Il aura donc été à la tête de la commune durant 15 années
La famille PAYEN à Chevigny s’est éteinte…
Paulus PAYEN et son épouse sont décédés (1971 et 1986) Ils avaient 2 enfants :
Michel le fils décède en 1950 (1932-1950)
Jeanine la fille mariée à Georges Gillardin décède en 1978 (1922-1978)
La petite Fille Françoise mariée à Denis Robin décède en 2010 (1954-2010
Reste dans le midi l’époux de Françoise et leur arrière petite-fille.
Jean FROUSSART
La tombe de Jean Froussart et son épouse
Tant pour la rubrique des Maires successifs et de l’hommage de la ville, ce blog énumère également les très nombreuses réalisations de ces 24 années (4 mandats) auxquelles on peut se reporter.
Toutefois relevons encore quelques points forts :
-Installation de la mairie dans les anciens locaux coop en 1973, locaux transformés par la Municipalité Rasera puis les autres Maires au fil des ans.
-Important aménagement de l’église de la Ste Trinité, reprise du toit, suppression du plafond, réaménagements intérieurs, création de l’auvent-porche par le Maire menuisier. Etc…
Puis les Maires suivants ne seront pas enterrés à Chevigny…
Merci à Marie-Jo pour son idée…